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Cuisinière en herbe....

La cuisine des fleurs, utilisation des plantes sauvages comestibles et thérapeutiques

Présentation

Me présenter : 




j'ai 58 ans et ai eu un parcours professionnel dans le social :
éducatrice et institutrice spécialisée, animatrice....





Et  depuis 2000, je suis thérapeute holistique avec différentes approches,




dont l'utilisation des plantes.





Je suis de plus en plus passionnée par leur connaissance et l'utilisation qu'on peut en faire.




Notamment dans la cuisine.





Je rêve d'un monde où l'on pourrait se nourrir avec les cueillettes sauvages....  





Je deviens allergique aux grandes surfaces et autres temples de la consommation.





Alors, dans ce blog, je vous tiendrai au courant de mes découvertes et  essais dans le domaine des plantes thérapeutiques et comestibles.



N'hésitez pas à me laisser un commentaire.


Au plaisir de vous lire.




Anne-Marie





 





 

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Papillon et valériane | 14 juillet 2008

Un p'tit brin de poésie pour fêter le 14 juillet....

Papillon qui savoure du pollen sur une valériane. La valériane est une excellente médicinale, notamment pour ce qui concerne le stress et les troubles du sommeil.  On peut également l'utiliser en alimentaire pour  parfumer des crèmes.

Malheureusement, en ce qui me concerne, je n'aime pas trop son odeur (ça me fait penser à du pipi de chat) et  par conséquent, je ne l'utilise pas trop.

Elle est pourtant très belle, particulièrement ses feuilles .....

Valériane officinale

La valériane officinale (Valeriana officinalis) est une plante herbacée vivace de la famille des Valérianacées.
Autres noms vernaculaires : Valériane à petites feuilles, valériane des collines.

Description

Aspect général
Elle possède une souche verticale brun fauve, aux racines épaisses. La tige, qui peut atteindre 1 mètre, est cylindrique, striée, dressée, un peu rameuse au sommet. Les feuilles, opposées, sont profondément divisées en sept à vingt et une folioles oblongues, pointues, largement ciselées. Les fleurs sont petites et de couleur blanc rosé. Elles sont visibles de mai à août, groupées en corymbes à l'extrémité de la tige. Le fruit est ovale, surmonté d'une aigrette plumeuse. Elle rentre surtout aujourd'hui dans la composition de médicaments anti-spasmodiques.

Un peu d'histoire

Valeriana vient de valere, qui, en latin, signifie « bien se porter », la plante détend, le moral est bon.
La valériane, qui se reconnait facilement à son odeur très particulière, était nommée « phu » par les Grecs et Romains anciens. Pline l'a déjà signalée comme le remède des contractions nerveuses et plusieurs auteurs des XVIIe et XVIIIe siècles la considèrent comme le spécifique de l'épilepsie.
Au Moyen-Âge, c'était l'herbe « de tous les maux », de là un de ses surnoms de « guérit-tout » et de « herbe des simples ». On raconte même que le joueur de flûte, qui avait débarrassé le village de Hamelin (Allemagne), se serait servi de racine de valériane pour attirer les rats hors du village.
Dans la campagne de Bologne (Italie), on croyait autrefois qu'il y avait une valériane mâle (valérien) et une valériane femelle. On attribuait aussi à la valériane le pouvoir de chasser les elfes. Cette plante n'a pas cessé d'être utilisée au cours des siècles pour ses vertus tranquillisantes, et tous les soignants d'Europe la conseillaient. Elle est encore utilisée de nos jours, de façon un peu plus mesurée sans doute !
La valériane était très consommée au cours des deux dernières guerres, pour faire face aux différents traumatismes nerveux occasionnés par les horreurs.
Dans le langage des plantes, elle est le symbole de la facilité et de l'aisance.
Cette plante est également surnommée "herbe aux chats" car les chats raffolent de son odeur!

Parties utilisées

Le rhizome ovoïde avec les racines.

Composition chimique

Propriétés médicinales

Les souches et racines ont des propriétés sédatives.
C'est un excellent remède des contractions nerveuses. On l'utilise comme sédatif et calmant de l'hystérie, contre les manifestations névralgiques telles que l'insomnie, la névrose, les crampes d'estomac, ainsi que pour calmer les troubles de la ménopause et les spasmes de toute nature. En association avec d'autres remèdes, on l'emploie pour soigner l'épilepsie.

Indications

Il ne faut jamais trop prolonger une cure à base de valériane. Interrompre et, le cas échéant, reprendre après 15-20 jours en alternant avec d'autres produits aux propriétés analogues.
Il faut noter une particularité intéressante de la valériane: si elle agit comme du calmant sur l'homme, son influence est parfaitement inverse sur les... chats. En fait, elle provoque l'état proche de l'alcoolémie et d'euphorie cannabique chez nos amis félins.

Culture et récolte

Très commune en Europe, la valériane préfère les sols frais et humides, elle ne pousse pas au-dessus de 1 000 mètres d'altitude. Sa multiplication s'effectue par semis des graines au printemps, ou par division des touffes à l'automne. La culture de la valériane est surtout pratiquée en Allemagne, en Hollande, en Belgique et en Europe de l'Est.
La récolte s'effectue à l'automne, les racines sont lavées, coupées, mises à sécher dans des locaux chauds. Ne récolter que les plantes âgées de trois ans au minimum.
Le séchage, qui est assez long, développe une odeur forte et particulière. Pour éviter d' « embaumer » votre maison, conservez-les après séchage dans des récipients hermétiques.
Les racines de valériane sont utilisées en macération à l'eau froide ou en infusion. La macération restant néanmoins le procédé le plus efficace.
 

 

Publié par Cuisinedesfleurs à 14:10:48 dans La cuisine des fleurs | Commentaires (0) |

Une verrine tranche napolitaine vert et corail | 14 juillet 2008

Avec une nouvelle cueillette de feuilles de consoude, je les ai fait blanchir comme des épinards nature. J'en ai fait des verrines en alternant une couche de consoude, une couche de dal de lentilles corail .... en finissant par quelques graines de tournesol.

Les verrines, une façon élégante d'utiliser les restes.....

Publié par Cuisinedesfleurs à 13:51:53 dans La cuisine des fleurs | Commentaires (0) |

La grande consoude | 13 juillet 2008

Consoude officinale
( Symphytum officinale )
( Borraginacées )
 

Synonyme(s) : Grande Consoude, Herbe à la coupure, Langue-des-vaches, Oreilles d'ânes, Herbe aux charpentiers, Crâsse rècène

Origine du nom français : le nom de consoude vient du grec et veut dire qui aide à la soudure. Les anciens l'utilisaient en effet pour fermer les plaies.

Altitude : de 200 à 1600 m.

Taille : de 0,50 à 1 m.

Floraison : de mai à juillet.

Cycle de vie : vivace.

Répartition : france : Commune. Rare dans le Midi.

Toxicité : comestible.

Habitat : bords des cours d'eau, lieux marécageux, fossés, chemins, prés humides, bord des fossés, bois humides

Fleurs : fleurs en cloche, de 1,5 cm de long environ, pourpres, violacées, ou blanc-jaune, en inflorescence enroulée en spirale en début de floraison ; corolle deux fois plus longue que le calice, à 5 petites dents recourbées vers l'extérieur.

Feuilles : feuilles alternes, grandes, velues, rèches, ovales, se prolongeant plus ou moins longuement sur la tige.

Tige : tiges ailées.

Commentaires : couverte de poils raides. En colonies.

Utilisations officinales : toute la plante contient des substances cicatrisantes et expectorantes.
Elle est aussi utilisée en compresses sur les entorses, les contusions et accélere la consolidation des fractures.
Elle tire ses vertus de l'allantoïne, substance qui, stimulant la multiplication cellulaire, accélère la guérison. En agissant comme inhibiteur bactérien, elle ralentit la croissance des bactéries jusqu'à ce qu'elles soient détruites.
Mais attention, les feuilles contiennent un alcaloïde qui, consommé en trop grandes quantités ou trop souvent, peut être nocif (troubles hépatiques). Une consommation occacionnelle n'est absolument pas contre-indiquée. Il ne faut en aucun cas consommer la racine.
Sa richesse en vitamine B12, fait rare puisqu'on croyait encore récemment ne pouvoir la trouver que chez les animaux, en fait un anti-anémique sans pareil et convient tout à fait dans le cadre d'une alimentation végétarienne.
Pour ses propriétés émollientes, cicatrisantes et expectorantes, la consoude est recommandée pour éliminer les catarrhes des bronches, calmer les douleurs et guérir les ulcères de l'estomac et du duodénum ainsi que les hémorroïdes, les hernies et les lésions du foie. Elle est encore considérée comme remède souverain contre les blessures, les ulcères ou les plaies internes ou externes au corps. Elle contribue à la guérison des fractures des os dont elle stimule et accélère la soudure. On la conseille aussi contre les rhumatismes, la goutte et l'arthrose.

Utilisations culinaires : les feuilles peuvent être utilisées en potages ou en salades. Et bien sûr en beignets, tempura, feuilles farcies....

Publié par Cuisinedesfleurs à 23:11:51 dans L'utilisation des plantes : santé, beauté, alimentation | Commentaires (0) |

Beignets de feuilles de consoude farcies au dal de lentilles | 13 juillet 2008

Comme il  me restait de la pâte à beignets, j'ai créé une autre recette.

J'avais fait hier un dal de lentilles corail au lait de coco, carottes et tomates délicieux dont il me restait quelques cuillerées (j'avais trouvé la recette sur internet et c'était effectivement un plat délicieux).

J'ai donc entouré une cuillère de dal de lentilles dans une feuille de consoude, fermé avec un cure-dent et trempé dans la pâte à beignet puis fait frire dans l'huile chaude, quelques minutes de chaque côté en surveillant bien l'avancée  de la cuisson.

Une fois cuit, je l'ai essoré avec du papier absorbant et poursuivi avec les tempura de légumes (carottes et courgettes).

J'ai fait réchauffer au micro-onde toutes mes créations quand j'ai eu fini et les ai consommées avec un peu de salade verte et de menthe fraîche. Car tout ce qui est frit est meilleur à déguster bien chaud.

Publié par Cuisinedesfleurs à 22:55:18 dans La cuisine des fleurs | Commentaires (0) |

Beignets de consoude | 13 juillet 2008

Nouvelle balade, nouvelle cueillette de feuilles de consoude.

Alors, une partie va être séchée pour les utiliser plus tard (cet hiver par exemple).

Et l'autre je vais en faire des beignets.

Préparer la pâte à beignet avec de la farine, 3 oeufs et un quart de canette de bière et de l'eau pour amener la pâte à la bonne consistance.

Laisser un peu reposer la pâte.

Puis choisir deux feuilles qui ont à peu près la même taille, "dos à dos" (côté scratch l'un contre l'autre), les tremper dans la pâte et les déposer dans une poêle avec de l'huile bouillante. Laisser quelque minutes d'un côté, jusqu'à ce qu'elle soit bien dorée ; la retourner et laisser cuire jusqu'à ce qu'elle prenne une belle couleur dorée.

Sortir le beignet de la poêle et le faire essorer sur du papier sopalin. Prévoir au moins deux beignets par personne (ils ont un léger goût de poisson pané).

Comme il me restait de la pâte, j'ai fait également des beignets avec des pousses d'aegopode podagraire (les trois petites feuilles vertes en haut à droite et au dessus les tempura d'aegopode).

Et j'ai continué avec des tempura de courgettes et de carottes (c'était une première pour moi).

Pour la sauce, j'ai mis une cuilllère de sauce au soja, un peu d'eau et un assortiment d'épices : gingembre, curry, cannelle...

Publié par Cuisinedesfleurs à 22:40:04 dans La cuisine des fleurs | Commentaires (1) |

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