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Cuisinière en herbe....

La cuisine des fleurs, utilisation des plantes sauvages comestibles et thérapeutiques

Présentation

Me présenter : 




j'ai 58 ans et ai eu un parcours professionnel dans le social :
éducatrice et institutrice spécialisée, animatrice....





Et  depuis 2000, je suis thérapeute holistique avec différentes approches,




dont l'utilisation des plantes.





Je suis de plus en plus passionnée par leur connaissance et l'utilisation qu'on peut en faire.




Notamment dans la cuisine.





Je rêve d'un monde où l'on pourrait se nourrir avec les cueillettes sauvages....  





Je deviens allergique aux grandes surfaces et autres temples de la consommation.





Alors, dans ce blog, je vous tiendrai au courant de mes découvertes et  essais dans le domaine des plantes thérapeutiques et comestibles.



N'hésitez pas à me laisser un commentaire.


Au plaisir de vous lire.




Anne-Marie





 





 

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Origan ou marjolaine sauvage | 04 juillet 2008

 

L'origan (Origanum vulgare)
 

Famille des lamiaceae, dit aussi marjolaine sauvage
Elle est originaire du Bassin Méditerranéen (Turqie, Crète, Chypre, Liban, Sicile).

Nom botanique: origanum majorana.

On l'appelle aussi marjolaine à coquilles, marjolaine officinale ou marjolaine des jardins.
C'est une plante aromatique à feuillage semi-persistant utilisée comme plante annuelle.
On utilise les feuilles comme condiment.
Sa taille peut atteindre 80 centimètres.
Depuis l'Antiquité, on emploie l'origan en infusion, en décoction voire en cataplasme pour soigner de nombreux maux de la vie quotidienne. Ainsi, on reconnaît à l'origan un pouvoir antalgique. Cette action anti-douleur s'associe à ses vertus antiseptiques et antispasmodiques. Il est donc incroyablement efficace en cataplasme pour assainir des plaies et des morsures, ou pour soulager des muscles contractés. C'est d'ailleurs ainsi que les Grecs ont commencé à l'utiliser.

En outre, il a une action stimulante sur les fonctions digestives et biliaires. Boire son infusion permet alors d'éviter les désagréments d'un repas trop copieux ou tout simplement d'une digestibilité fragile.

Enfin, l'origan, tonique à souhait, est un véritable coup de fouet contre les maux de l'hiver. Expectorant et antitussif, il est l'allié des enrhumés et des personnes sujettes  à des bronchiques chroniques. On constate même une action bénéfique sur l'asthme.
L'huile essentielle dont l'origan regorge, est très utilisée, quant à elle, en aromathérapie, pour ses vertus antibactériennes et anti-parasitaires, notamment. En diffusion ou en friction (diluée à de l'huile végétale dans ce cas, car très irritantes pour la peau), elle procure un soulagement immédiat.
Historique

L'origan est originaire du bassin méditerranéen et sa cousine la marjolaine vient de plus loin : le sud-ouest de l'Asie. Maintenant, il sont tous deux cultivés dans de nombreux pays.
Symbole de bonheur et de joie, les jeunes mariés grecs en portent des couronnes tressées. Les grecs et romains l'utilisent surtout comme parfum, désinfectant et conservateur, ils les diffusèrent dans toute l'Europe.
La Mythologie grecque nous raconte comment l'origan est né : Amarakos, domestique du roi de chypre, échappa un jour un flacon de parfum très onéreux, et se cacha pour échapper au châtiment. Mais pour le punir, les Dieux le transformèrent en Origan...

  • L'origan poussant sur une tombe empêche le repos du défunt, il faut absolument le détruire
  • D'après la mythologie romaine, Vénus est la première à cultiver l'origan dans son jardin
  • D'après, Aristote l'origan est un anti-venin
  • Au XVIème siècle, on porte de petits bouquets de marjolaine sur soi pour se protéger de nombreux fléaux dont la peste
  • Angleterre : lorsqu'une jeune fille hésitait sur le choix de son futur bien-aimé, on lui conseillait de s'enduire d'un mélange de marjolaine, thym et absinthe, le jour de la saint-Luc, pour rêver de son futur mari.
Vertus
  • Antiseptique (fort taux en thymol)
  • Favorise la digestion
  • Contre les rhumes (infusion)
  • Calme la nervosité

Publié par Cuisinedesfleurs à 13:37:42 dans L'utilisation des plantes : santé, beauté, alimentation | Commentaires (0) |

Salade de carottes râpées, pourpier miracle découvert dans mon jardin | 02 juillet 2008

 

Tout-à-l'heure en allant chercher ma feuille de menthe et les pétales de roses, j'ai découvert que du pourpier poussait dans mon jardin.Quel  bonheur ! Une des plantes maîtresse du régime crétois. Et qui pousse comme du chiendent....
Voilà de quoi reprendre des créations sympathiques de recettes comme j'ai eu l'occasion de le faire avec les hémérocalles.
Alors, pour la première création, je vais utiliser le reste de carottes râpées, y rajouter des feuilles de pourpier. J'intègre quelques cubes de tofu fumé (pour la protéine végétale) et bien sûr "ma" sauce.... Décidément le pourpier est vraiment délicieux à déguster (encore plus en sachant que c'est un trésor pour la santé...)

Publié par Cuisinedesfleurs à 22:00:02 dans La cuisine des fleurs | Commentaires (0) |

Le pourpier, plante reine du régime crétois | 02 juillet 2008

Pourpier

Portulaca oleracea L. Portulacacées  

"Mauvaise herbe" annuelle très commune des jardins.
Port étalé en touffes sur le sol, glabre dans toutes ses parties.
Tiges couchées, rampantes de 20 à 50 cm de longueur, rameuses, charnues, rougeâtres à rameaux opposés.
Feuilles sessiles portant des poils courts à leur aisselle, opposées au bas des tiges, alternes vers le haut puis groupées au sommet des rameaux, oblongues à obovales, arrondies ou tronquées au sommet, épaisses et charnues luisantes (aspect de plante grasse).
Fleurs assez petites à 5 pétales jaunes.
Les fruits sont des capsules sphériques renfermant de nombreuses petites graines noires.

Origine/Habitat Terrains cultivés, champs, décombres

Histoire

Originaire des régions subtropicales et tropicales, il est consommé depuis plus de 2000 ans en Inde et en Perse.
Il était déjà utilisé comme légume, épice et plante médicinale dans l'Egypte ancienneLe pourpier a été décrit avec précision au 13ème siècle par Albert le Grand. C'est en 1536 qu'il est cité pour la première fois comme plante cultivée par Jean de La Ruelle.
Sa culture est présente en Angleterre en 1582.
Du fait de sa texture mucilagineuse, le pourpier est devenu plus apprécié en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud, ou il est d'ailleurs encore cultivé de nos jours ! (et dire que nous l'arrachons de nos jardins pour le jeter !).
Toutefois, on commence à le retrouver dans l'actuel "Mesclun" (mélange de plantes à salade) vendu actuellement dans les supermarchés.
 

Comestibilité/toxicité et usages alimentaires

Crues, les tiges et feuilles possèdent une agréable saveur acidulée et sont croquantes et juteuses.
Cuites, elles forment un excellent légume que l'on préparer de diverses manières, à la méthode des haricots verts.
Elles peuvent être consommées en grande quantité, tout en sachant que de fortes doses peuvent se montrer un peu laxatives.
Elles ont été aussi parfois utilisées comme condiment, conservées au vinaigre comme les cornichons ou les câpres.
Les graines peuvent être consommées en bouillie, céréale, mais il faut s'armer de patience pour en récolter suffisamment !
Le pourpier est riche en vitamines B et C et en fer.

Très robuste et prolifique, le pourpier possède des tiges rampantes ou dressées, portant de petites feuilles rondes, épaisses et charnues. Il faut le consommer jeune : il est alors très savoureux, avec sa consistance moelleuse, et son goût légèrement acidulé un peu piquant (les feuilles plus grosses deviennent dures, et prennent un goût fort). C'est une salade à utiliser rapidement après l'achat car elle ne se conserve guère.

Peu énergétique (moins de 20 kcalories aux 100 g), le pourpier est une bonne source de minéraux, en particulier de potassium (450 mg), de magnésium (106 mg), de calcium (79 mg) et de fer (2,7 mg). Sa teneur en vitamine C atteint 22 mg, et il fournit également des quantités non négligeables de provitamine A (0,9 mg) et de vitamines du groupe B. Sa teneur en fibres est modérée (0,9 %), et il s'agit en majorité de fibres solubles (mucilages) très bien supportées par les intestins.

Le pourpier, largement consommé en Crète, fait partie du régime crétois. Les habitants de cette île sont, de ce fait, peu sensibles aux maladies cardio-vasculaires.

Le pourpier contient des acides gras poly-insaturés, surtout oméga 3 (acide alfa linolénique). Les acides gras oméga 3 agissent en améliorent la vitalité de l'organisme. Le rôle dans la protection du coeur et des vaisseaux est important. Il possède d'autre part un effet préventif contre le diabète et les troubles du système nerveux.

La feuille de pourpier contient également des antioxydants (vitamine C, vitamine A, vitamine E). De ce fait, il facilite l'élimination d'une partie des radicaux libres et renforce du même coup l'action protectrice des acides gras oméga 3 au niveau des cellules.

On sert couramment le pourpier en salade, en particulier dans les salades mélangées. On peut aussi le faire sauter rapidement à la poêle, et le déguster comme des épinards. Il était autrefois confit au vinaigre, comme les câpres, et utilisé en accompagnement ou introduit dans des sauces.

Publié par Cuisinedesfleurs à 21:19:12 dans La cuisine des fleurs | Commentaires (3) |

Chénopode blanc | 02 juillet 2008

Chénopode blanc
( Chenopodium album )
( Chénopodiacées )
Synonyme(s) : Ansérine, Poule grasse, Patte d'oie
Origine du nom latin : album : lat. albus, blanc
Altitude : dépasse 1500 m.
Taille : de 0,40 à 1,50 m.
Floraison : de juin à octobre.
Cycle de vie : annuelle.
Toxicité : comestible.
Habitat : champs (surtout betteraves), jardins, terrains vagues, décombre, bord des routes.
Fleurs : voir "feuilles".
Feuilles : feuilles dentées couvertes de pruine blanche, tout comme l'inflorescence (aspect farineux).
Tige : tige anguleuse.
 

Utilisations culinaires : elle était autrefois consommée comme légume, ses jeunes feuilles étant préparées à la manière des épinards.
Le fait d'être cultivée comme légume dès l'époque préhistorique a aidé à sa dispersion.
Consommer les feuilles et les extrémités des tiges, cuites comme des épinards. Si la plante porte des graines, les enlever avant consommation. Les jeunes tiges sont à consommer comme des asperges.

Cette plante est apparentée à l'épinard et elle contient plus de fer et de protéines que l'épinard et le chou, et plus de vitamines B1 et de calcium que le chou cru. C'est un aliment important pour les peuples préhistoriques de l'Europe et, même s'il est souvent remplacé par l'épinard, il sert encore de nos jours en Irlande et dans les îles Hébrides, comme cela s'est fait dans plusieurs parties de l'Europe pendant les famines de la Seconde Guerre Mondiale. Lorsque les vivres se faisaient rares, Napoléon faisait appel à cette plante pour nourrir ses armées au cours de ses campagnes européennes.

Publié par Cuisinedesfleurs à 19:46:52 dans L'utilisation des plantes : santé, beauté, alimentation | Commentaires (0) |

Saumon, épinards (chénopodes blancs), sauce noix de coco-anchois | 02 juillet 2008

Toujours dans mon jardin, beaucoup de "chénopodes blancs" ont poussé. Traités de mauvaises herbes par le jardinier moyen, j'ai été ravie de les laisser pousser car c'est un excellent légume de la famille des épinards sauvages. Et comme pour le moment, je n'ai pas trouvé de chénopodes Bon Henry dans les environs, je me contenterai des chénopodes blancs pour remplacer les épinards.
De plus, je les trouve un peu plus doux que les chénopodes Bon Henri.

Alors, j'ai cueilli une brassée de chénopodes blancs, ai coupé les feuilles en laissant de côté les tiges, bien rincé et fait cuire à la vapeur avec des pavés de saumon.

Une fois qu'ils ont été cuits, j'en ai pris une poignée que j'ai mis dans mon blinder avec deux anchois dont j'avais retiré l'arête centrale et du lait de coco. J'ai bien mixé le tout, rajouté un peu de lait de coco car je trouvais la sauce trop salée et cela m'a permis de rajouter au plat une sauce vert clair assez savoureuse pour apporter une touche de sucré-salé intéressant.

A déguster, j'ai trouvé cela assez réussi, mon homme a apprécié le saumon au chénopode mais moyennement la sauce au lait de coco et anchois (ce n'est pas un fan du sucré-salé).

Publié par Cuisinedesfleurs à 18:24:55 dans La cuisine des fleurs | Commentaires (1) |

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